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Côté cours, côté jardin :
Brève histoire du Domaine Cataraqui
Genèse d’un site enchanteur : les Barons du bois à Cataraqui
Né à Kingston en 1802 de parents d’origine britannique, James Bell Forsyth achète en 1831 ou 1836 une concession des mains de la Commission des Biens de Jésus, organisme chargé de revendre les terres ayant jusqu'alors appartenues aux Jésuites. Le Domaine Cataraqui est ainsi nommé dès sa création par Forsyth, celui-ci voulant vraisemblablement rendre hommage à sa ville natale, autrefois le site du fort Frontenac, construit sur des terres appelées Katarokwen par les Iroquois.
Forsyth s’intéresse à des entreprises des plus variées (expédition de piano, assurances, placement dans des navires) mais préfère le commerce du bois à tout autre, et y excelle. Suivant la vente du Domaine Cataraqui à Henry Burstall, Forsyth s’impliquera cependant plus avant dans le développement du chemin de fer.
Le propriétaire suivant, Henry Burstall, né en Angleterre au début du XIXième siècle, demeure une figure énigmatique dans l’histoire de Sillery. De lointaine parenté avec James B. Forsyth, il achète le Domaine Cataraqui le 13 août 1850 et commande en octobre les plans d’une nouvelle villa à l’architecte Edward Staveley. Les travaux de construction prennent fin en décembre 1851.
Plutôt effacé, laissant l’avant-scène à ses frères, il se retire des affaires en 1855. Il fait ajouter en 1856 une serre du côté ouest de Cataraqui et s’y aménage un lieu de retraite, protégé par un vestibule.
Henry Burstall loue bientôt le Domaine Cataraqui avec promesse de vente au gouvernement fédéral, qui en fera temporairement la résidence du gouverneur général du Canada-Uni, sir Edmund Walker Head.
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